Pentest ou scan automatique : quoi choisir, et comment décider
La plupart des équipes ont déjà “un scan” quelque part : dépendances, SAST, DAST, alertes du cloud, ou un outil de monitoring. C’est utile. Mais ce n’est pas équivalent à un pentest. La décision n’est pas “scan ou pentest”, c’est “à quel moment utiliser quoi, et dans quel objectif”.
Cet article propose un cadre de décision simple, orienté B2B, pour choisir une approche de sécurité cohérente sans empiler des outils.
Les scans : ce qu’ils font bien (et ce qu’ils ne font pas)
Ce qu’un scan fait bien
- détecter des vulnérabilités connues (CVE, mauvaises config communes)
- alerter tôt dans le cycle de dev (SAST, dépendances)
- fournir une couverture large et répétable
- réduire le bruit quand l’outil est bien configuré
Ce qu’un scan fait mal
- les failles de logique métier (fraude, contournement de règles)
- les problèmes d’autorisation (IDOR) dans un contexte réel
- les chaînes d’attaque (enchaîner plusieurs faiblesses)
- l’évaluation d’exploitabilité et d’impact dans votre système
Un scan donne des signaux. Un pentest cherche des scénarios.
Le pentest : la valeur réelle
Un pentest web utile produit :
- des preuves reproductibles (requêtes, captures)
- une priorisation pragmatique
- des recommandations actionnables
- une lecture “attaquant” des parcours critiques
Il est particulièrement pertinent quand :
- vous avez un back-office, des rôles, une logique d’accès
- vous avez une surface API significative
- vous manipulez des données sensibles
- vous lancez un e-commerce ou un produit à forte valeur
Pour cadrer un pentest web : https://obveron.com/pentest
Comment décider : un cadre en 6 questions
1) Quel est l’événement déclencheur ?
- lancement / refonte
- intégration paiement / SSO
- nouveau back-office ou RBAC
- exigence client ou assurance
- incident récent ou signaux faibles (fraude, abus)
Si vous êtes à J-30 d’un go-live, un pentest ciblé sur les parcours critiques est souvent plus rentable qu’un nouvel outil.
2) Quel est votre risque principal ?
Choisissez un risque dominant :
- fuite de données
- fraude et abus (e-commerce, coupons, remboursements)
- compromission de compte
- indisponibilité (DoS logique, saturation de ressources)
Les scans couvrent assez bien les vulnérabilités “catalogue”. Les risques de fraude et d’autorisation nécessitent généralement du test manuel.
3) Quelle est votre maturité sur les contrôles basiques ?
Si vous n’avez pas :
- une gestion correcte des secrets
- une pipeline CI avec scans de dépendances
- une base d’observabilité (logs/alerting)
Alors un pentest peut trouver des problèmes évidents, mais vous gagnerez aussi en mettant à niveau les fondamentaux.
4) Quel est votre budget et votre calendrier ?
Un scan se justifie quand vous avez besoin de répétabilité et de couverture continue. Un pentest se justifie quand vous devez prendre une décision à date fixe : “peut-on lancer ?”, “que faut-il corriger en premier ?”.
L’idéal est une combinaison :
- scans continus pour réduire la dette
- pentest périodique ou événementiel sur les parcours à risque
5) Quel est votre périmètre technique ?
Quelques indicateurs qui augmentent la pertinence du pentest :
- multi-tenant ou segmentation complexe
- API GraphQL ou webhooks
- back-office riche
- paiements, remboursements, promotions
6) Qu’attendez-vous comme livrable ?
Si vous avez besoin :
- d’un rapport actionnable pour corriger
- d’une synthèse pour décider
- d’un retest sur les points critiques
Alors un pentest est l’outil adapté.
Scénarios recommandés (pratiques)
Scénario A : startup B2B en croissance
- SAST + dépendances (CI)
- DAST sur staging (régulier)
- pentest à chaque refonte majeure auth/RBAC
Scénario B : e-commerce
- scans continus
- pentest ciblé sur paiement, comptes, back-office avant pics (Black Friday, lancement)
Voir : https://obveron.com/pentest-application-web
Scénario C : API-first / SaaS
- tests d’autorisation sur API (automatisés)
- pentest “grey-box” périodique
Voir : https://obveron.com/audit-api
Checklist de décision (à copier)
- quels parcours génèrent le plus de risque business ?
- avons-nous un scan continu bien configuré ?
- avons-nous déjà eu de la fraude/abus ?
- avons-nous une logique RBAC/ABAC complexe ?
- avons-nous un besoin de preuve et de priorisation ?
Conclusion
Les scans sont indispensables pour la répétabilité. Le pentest est indispensable pour tester des scénarios réels et décider vite. Si vous voulez cadrer l’approche la plus rentable pour votre contexte (sans empiler des outils), vous pouvez réserver un échange : https://obveron.com/book-a-call